Faune et flore

Petite promenade dans le parc du château de Bonne-Espérance

Le ruisseau

Le parc est traversé sur toute sa longueur par le ruisseau de l’Espérance qui prend sa source au beau milieu d’une prairie de la Haute Sarte. En s’engageant dans le Bois de Tihange, il désert tout d’abord le domaine du château de Fond l’Evêque, propriété des moines tibétains (Institut Yeunten Ling).

C’est après quelques mètres dans le bois de Tihange qu’il entre chez nous et s’ouvre sur un étang artificiel.  Tout au long de l’année, les oiseaux et d’autres animaux se succèdent dans cette réserve de nourriture.

C’est ainsi qu’à la fin février, nous nous réjouissons du chant des grenouilles et crapauds qui annoncent la ponte des œufs dans l’étang.  Plus tard, nous aurons le plaisir d’assister aux fiançailles des canards sauvages qui y nichent chaque année.

Mais il faudra attendre le mois de juillet pour que la maman colvert vienne nous présenter ses canetons en quittant les roseaux pour prendre possession du ruisseau et du jardin.

L’étang sert également un garde-manger aux hérons et à une foule d’oiseaux dont un magnifique martin-pêcheur. C’est aussi à proximité de l’eau que deux couleuvres à collier ou plus se dorent au soleil.

Au-delà de notre jardin, le ruisseau de l’Espérance alimente l’ancien lavoir situé au pied de la rue des Golettes.  Tout au long de sa course, il aide ensuite à la formation d’étangs aménagés par les riverains avant de rejoindre La Meuse.

Ruisseau du Château de Bonne-Espérance


La hêtraie

Ce massif surplombant le château a été planté par la famille de Loën d’Enschede vers les années 1920. Il se compose de 2 cercles de 8 grands hêtres pourpres.

Cette aire de repos offre une vue magnifique sur le jardin et le château. C’est delà également que l’on aperçoit le balai des éoliennes installées sur l’autre versant de la Meuse et la naissance de la Hesbaye.

La hêtraie du château de Bonne Espérance


Le vieux tilleul

Ses milliers de branches forment un merveilleux abris pour nous protéger de la pluie ou des rayons du soleil. Quand il est en fleurs, le vent transporte son parfum jusque dans la cour du château alors que les abeilles y sont fort affairées pour la récolte du pollen.

Vieux tilleul du Château de Bonne-Espérance


Le tulipier de Virginie

C’est arbre originaire d’Amérique mesure près de 30 mètres de haut. Il est plus que centenaire. Au printemps, il se pare de jolies fleurs jaunes semblables à des tulipes. Comme vous le constaterez au cours de votre promenade, les feuilles ont, elles aussi l’allure de tulipes.


Le puits

Au fond du jardin, il récolte les eaux des prairies voisines. Même en cas de grande sécheresse, l’eau est toujours présente.


La pompe bélier

Vers les années 1900, avant l’organisation de la distribution d’eau, l’eau du ruisseau était dirigée par un biais sur l’autre côté du jardin. Des tuyauteries l’acheminaient jusqu’à la pompe bélier qui l’envoyait à 15 m de haut vers un réservoir situé dans la petite tour Balat. Cette eau alimentait alors tous les robinets du château.


Le jardin

Le jardin tout entier est aussi apprécié par les chevreuils. Huguette la chevrette vient y mettre bas au mois de juin et y séjourne une grande partie de l’année pour l’éducation des faons.

Actuellement, l’étang supérieur est fort envasé et attend la main de l’homme. Par contre, s’il est aujourd’hui, surtout un champ de roseaux, la biodiversité y est aussi assurée.

Huguette la chevrette du jardin château de Bonne Esperance


Les tritons

Depuis que nous avons restauré la grande vasque devant le château, les tritons ont envahis les lieux. La fontaine est condamnée au silence pour éviter que ces mêmes tritons ne soient aspirés et broyés par la pompe. Nous avons préféré la survie des tritons et des jeunes grenouilles à un beau jet d’eau …