Histoire des lieux

huile côté rue non datéeLes chroniqueurs locaux Jean Gougnard et Paul Erève ont écrit qu'à l'endroit du château actuel, avait existé il y a 7 siècles, une maison secondaire de l'Ordre des Templiers dépendant de Villers le Temple. Si rien n'étayait leurs écrits, lors de différents travaux de terrassements exécutés fin du XIXe siècle et dans les années 1930, d'anciennes fondations ont été retrouvées dans la cour intérieure du château. Notons aussi que "le Dictionnaire des Communes belges" mentionne : "le vieux château des Templiers", reconstruit au XVIe siècle (1588) et appelé autrefois le "Castel de Bonne Espérance" La publication de Théo Pirard, "Villers le Temple, terre d'élection des Templiers et de l'Ordre de Malte" nous dit : "En 1312, le pape Clément V institue les chevaliers de Saint Jean (Ordre de Malte) et les nomme héritiers des biens des Templiers. Le château de Bonne Espérance figure dans un relevé daté de 1313 et reprenant la liste des biens dépendant de la Commanderie de Villers". Le nom est cité à de nombreuses reprises dans des actes notariaux de location, de rente ou de vente du bien. Malheureusement, nous n'avons pas connaissance de l'existence d'une quelconque gravure de cette époque.

huile côté jardin non datéeLe château tel que nous le voyons aujourd'hui date de l'année 1588. C'est en effet à cette époque que la famille Audace – originaire du Piémont – rachète le bien de Bonne Espérance, reconstruit et aménage le site. Au cours des siècles, le domaine passera aux mains de différentes familles. La famille Hecking qui l'occupera de 1875 à 1911 y réalisera d'importants travaux d'aménagements tant intérieurs qu'extérieurs. L'ancienne sellerie et les 2 écuries seront également restaurées à la fin du XIXe. En 1911, le Chevalier Pol de Laminne acquière le patrimoine et le revend l'année suivante au Baron de Loën d'Enschede époux de Marie Claire Vandevelde. Dans la cour des communs, le Baron de Loën d'Enschede fera construire la petite tour en moellons avec clocheton à 4 pans, d'après les plans de l'architecte Balat. Cette tour renferme un réservoir destiné à la distribution de l'eau dans tout le château. Après le décès des parents, en 1967, le partage du château, des dépendances et terrains s'effectue entre les héritiers. (1 garçon, 4 filles). En 1988, le Docteur Mitiku Belachew et son épouse, Madame Danielle Corman achètent la partie centrale du château – héritage du Baron Emmanuel. Nous occupons la partie principale depuis février 2000. A la mort des 2 dernières héritières, Gisberte et Hélène de Loën d'Enschede, en janvier 2001, nous avons racheté la part de Gisberte et les terrains d'Hélène. L'ancien domaine compte aujourd'hui 5 ha et est en partie reconstitué.

Origine du nom. L'appellation "Bonne Espérance" pourrait avoir une connotation religieuse. Il existe en effet dans le Hainaut une abbaye portant ce nom. Mais elle n'avait aucune propriété à Tihange. Si comme on le pense, le vieux château des Templiers reconstruit au XVIe siècle dépendait de l'abbaye de Villers le Temple, le calme de l'endroit propice à la médiation peut être à l'origine de son nom. De plus, les souterrains permettant de se cacher ou de s'évader ont été également un espoir de salut pour plus d'un.